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L’énergie constitue un enjeu essentiel des décennies à venir. C’est aussi un sujet complexe, qui soulève des interrogations. AREVA entend les prendre en considération et contribuer à l’information de tout citoyen dans la plus grande transparence. N’éludant pas les sujets polémiques, le groupe souhaite faire émerger un débat ouvert et serein entre le public et les experts de l’énergie. Considérant que les questions que se posent les citoyens sont légitimes, AREVA leur donne la possibilité de s’exprimer sur des sujets liés au domaine de l’énergie et à ses activités.

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Questions les plus appréciées

  1. Je voudrais savoir les grandes lignes de votre politique environnementale au Niger.
    Réponse
    Bonjour,
    Il me semble tout d’abord important de rappeler qu’AREVA est pleinement conscient de sa responsabilité sociale et environnementale. Il est appliqué au Niger la politique Environnement du groupe AREVA. C’est pourquoi le Business Group Mines a développé une politique très volontaire et très ambitieuse dans ce domaine dans tous les pays dans lesquels il est présent ainsi que sur l’ensemble de ses activités. Elle repose sur quatre piliers : le renforcement du management de l’environnement, la prévention des risques, la réduction de notre empreinte environnementale et un fort investissement en matière de R&D.
    Ainsi, AREVA réalise ou fait régulièrement réaliser sur ses sites nigériens des audits et inspections internes en matière de sécurité et d’environnement. Sur la base d’un programme de surveillance environnementale précis, des centaines de mesures sont effectuées chaque année. Cela concerne l’eau, l’air, la chaine alimentaire, les sols et la santé de nos employés et des populations avoisinantes. La surveillance de l’environnement y fait l’objet d’un plan d’action remis à jour régulièrement.
    Les deux sites de production SOMAIR et COMINAK sont certifiés ISO 14001 (gestion durable de son environnement) par l'AFAQ (Agence Française d'Assurance Qualité) depuis 2003. Cette démarche comprend un audit de vérification tous les ans par site ainsi qu’audit de renouvellement de la certification tous les 3 ans. Un rapport annuel Environnemental et Sociétal est publié par nos deux filiales. D’autre part, le groupe avait également sollicité l'IRSN, expert public français en matière de sûreté et de radioprotection, pour plusieurs études sur la surveillance de l'environnement en 2004 et 2005. Enfin, en novembre 2009, AREVA a ouvert ses installations à Greenpeace International lors d’une visite de 3 jours, au cours de laquelle de nombreux documents leur ont été remis.
  2. Est-ce que les accidents de travail ou autres morts des mineurs nigériens, sous-payés voire exploités dans les mines d'uranium font partie des risques que vous maitrisez ?
    Réponse
    Bonjour,
    La sécurité au travail est une priorité pour AREVA qui s’applique quotidiennement à réduire au maximum les accidents du travail sur ses installations partout dans le monde. Les normes de sécurité en vigueur dans les mines d’AREVA au Niger répondent à cette exigence et sont identiques à celles des autres mines du groupe au Canada, au Kazakhstan ou autrefois en France.
    Les filiales nigériennes d’AREVA affichent d’ailleurs un taux d’accident (que l’on appelle également taux de fréquence*) près de douze fois inférieur à la moyenne de l’industrie française. En l'espace d'une quinzaine d'années, le taux de fréquence (TF) accidentel est passé de plus de 50 à moins de 3 (2,1 en moyenne pour les deux sociétés en 2009, contre 26 en moyenne dans l’industrie en France). Entre 2006 et 2008, SOMAIR est parvenu à maintenir son TF à 0 pendant 26 mois d’activité consécutifs, performance inégalée dans les mines d’uranium du continent.

    * Le taux de fréquence est le nombre d’accidents avec arrêt de travail supérieur à un jour, survenus au cours d'une période de 12 mois par million d'heures travaillées
  3. L'exploitation de l'uranium à Arlit au Niger aurait abouti à des pollutions des nappes phréatiques dans une zone où "l'eau c'est la vie" ainsi qu'à des pollutions radioactives diverses nuisibles pour les populations touarègues locales, regroupées notamment dans un énorme bidonville à côté d'Arlit. Cette situation est au cœur des causes diverses de la rébellion touarègue dans la zone. Quelle est la réalité et la position d'AREVA ? Est-il encore possible d'envisager un "développement durable" réparateur dans la zone ?
    Réponse
    Bonjour,
    AREVA est un acteur responsable qui est attentif à l’impact environnemental de ses activités. SOMAIR et COMINAK sont d’ailleurs les seules entreprises certifiées pour l’environnement au Niger. Les deux sites de production sont certifiés ISO 14001 (gestion durable de son environnement) par l'AFAQ (Agence Française d'Assurance Qualité) depuis 2003. Cette démarche comprend un audit de vérification tous les ans par site ainsi qu’audit de renouvellement de la certification tous les 3 ans. Un rapport annuel Environnemental et Sociétal est également publié par nos deux filiales. D’autre part, le groupe avait également sollicité l'IRSN, expert public français en matière de sûreté et de radioprotection, pour plusieurs études sur la surveillance de l'environnement en 2004 et 2005.
    Vous soulevez la question d’une éventuelle pollution des nappes phréatiques, sachez que des prélèvements sont faits régulièrement pour vérifier que les normes internationales sont bien respectées et des contrôles internes et externes (IRSN, Etat du Niger) ont démontré la potabilité des eaux de consommation.
    AREVA a d’autre part décidé de mettre en place un observatoire de la Santé en partenariat avec SHERPA et Médecins Du Monde pour établir, en plus du suivi post-professionnel des anciens travailleurs, une veille sanitaire des populations riveraines de ses sites.
    Fidèle à sa politique de développement durable et de progrès continu, notre groupe s’efforce vraiment de développer des politiques volontaires et responsables pour limiter l’impact de ses activités minières.
  4. Il y a environ 2 ans, j’ai lu un papier concernant un projet de recherche devant être lancé en France sur le développement des réacteurs à fusion. AREVA faisait-il partie de ce projet ?
    Hier, j’ai également vu une interview d’Anne Lauvergeon concernant le programme Charlie Rose. C’est une excellente ambassadrice pour AREVA et sa passion pour ce que fait le groupe est engageante. Etes-vous tous les deux d’accord pour dire que la fusion constitue l’avenir de votre industrie et de la production d’énergie ?
    Réponse
    Bonjour,
    Vous parlez certainement du projet ITER, réacteur thermonucléaire expérimental international, qui est en cours de construction dans le sud-est de la France. Il s’agit du plus grand projet international de fusion, près de 15 pays sont impliqués. De nombreuses entreprises du monde entier y prennent également part. AREVA participe à l’étude de plusieurs composants majeurs de ce projet, tels que la chambre à vide ou les éléments face au plasma.
    Quant à savoir si la fusion est l’avenir de l’industrie, il est encore trop tôt pour le dire, puisqu'elle n’a encore jamais été obtenue de façon maîtrisée. L’un des objectifs d’ITER est précisément de vérifier ce point. Même s’il est résolu, nous serons encore loin de disposer d’un prototype produisant de l’électricité. Les défis technologiques que pose la fusion sont immenses, en particulier pour ce qui est des composants soumis à une chaleur et des flux neutroniques très intenses, ce qui les endommage et raccourcit leur durée de vie. Dans quelles proportions ? Il est encore difficile de répondre à cette question, mais il est évident qu’une durée de vie de seulement quelques années empêcherait cette technologie d’être économiquement viable, ce type de réacteurs étant très coûteux. Tant que nous n’aurons pas les premiers retours d’expérience de l’exploitation d’ITER, il sera impossible de fournir une réponse quant à l’avenir de la fusion. Quoi qu’il en soit, en supposant que l’on parvienne à surmonter toutes les difficultés impressionnantes qui se présentent, les centrales électriques utilisant des réacteurs à fusion n’arriveront pas sur le marché avant des décennies, et probablement pas avant le siècle à venir.
    Yves Fanjas et Michel Lecomte
  5. Si oui, à partir de combien de temps ? Si non, quelles sont les différences entre celui d'Olkiluoto et celui de Flamanville ? Merci de me donner une réponse de type "grand public".
    Réponse
    Bonjour,
    AREVA a développé un modèle standard du réacteur EPR™ conçu pour fonctionner en partie avec du combustible MOX rapidement après sa mise en service.
    Nos clients électriciens, en fonction de leurs besoins et du contexte réglementaire, peuvent utiliser cette option et en définir les conditions précises ( gestion combustible MOX qui dépend de la disponibilité de la matière). Le Décret d’Autorisation de Création de Flamanville 3 prévoit la possibilité d’utilisation d’assemblages MOX.
    A terme, le réacteur EPR™ pourra être chargé à 100% avec du combustible MOX, si le client le souhaite bien sûr et après accord de l’Autorité de Sûreté dans le contexte approprié correspondant au projet concerné.
  6. Des réacteurs d'environ 50 MWe sont apparus (Nuscale, Hyperion, Babcok, Toshiba et bien d'autres). Certains avantages : coût, facilité d'installation et de maintenance, mise en grappes, etc. Qu'en est-il du développement chez AREVA (technicatome, etc.) et quelle est votre position sur les mini réacteurs?
    Réponse
    Bonjour,
    AREVA n’a pas développé son offre sur le marché des « mini » réacteurs nucléaires pour différentes raisons. Tout d’abord pour des raisons historiques puisqu’aujourd’hui le groupe veut capitaliser sur le savoir-faire qu’il a développé ces dernières décennies pour construire ses 87 réacteurs PWR partout dans le monde.
    L’autre raison est une question de compétitivité : quand la puissance installée est importante, le coût spécifique (coût par KWe installé) est optimisé. Cela permet à nos clients électriciens de produire une électricité moins chère. C’est donc pour répondre aux besoins de ses clients qu’AREVA a développé non seulement le réacteur EPR™ de 1600 MWe mais aussi le réacteur ATMEA1™ de 1100MWe avec le japonais Mitsubishi Heavy Industry et le réacteur KERENA™, réacteur à eau bouillante de 1250 MWe développé en coopération avec E.ON.
    Le marché des réacteurs de très faible puissance est un marché de « niche » qui n’est pas significatif dans les conditions actuelles.
    En parallèle de ce développement, nous continuons bien sûr à investir dans les réacteurs de recherche via la Business Unit Propulsion et Réacteurs de recherche (anciennement AREVA TA).

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