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Etats-Unis : l’administration américaine relance le nucléaire civil

Brève

ACTIVITES / ENERGIE NUCLEAIRE

01 mars 2010

Dans son discours de l’Union, prononcé le 27 janvier à Washington, devant les membres du Congrès, le Président Barak Obama a clairement évoqué la nécessité de construire « une nouvelle génération de réacteurs nucléaires aux Etats-Unis sûrs et propres. » AREVA se réjouit de la position du Président des Etats-Unis en faveur du nucléaire qui favorisera les projets d’investissement dans de nouvelles centrales.

Le 16 Février 2010, en déplacement dans l’Etat du Maryland, Barack Obama a annoncé des mesures pour relancer l’industrie nucléaire aux États-Unis. Cette annonce a ainsi conforté les déclarations du Président lors de son discours sur l’état de l’Union le 27 janvier dernier, dans lequel il avait affirmé haut et fort sa volonté de construire « une nouvelle génération de centrales sûres et propres ».

Dans un premier temps, l’État fédéral va garantir, à hauteur de 8 milliards de dollars (environ 5,9 milliards d’euros), les prêts consentis au groupe électricien Southern Co., qui a l’intention de construire deux réacteurs de technologie américaine – AP 1000 de Westinghouse – en Géorgie. C’est la première fois que la décision de bâtir une centrale nucléaire est prise aux États-Unis depuis celle de Seabrook (New Hampshire), commandée en 1977 et entrée en service en 1990.

Son administration a décidé de tripler l’enveloppe de prêts garantis initialement votée en 2005, la faisant passer de 18,5 à 54,5 milliards de dollars (environ 13,7 à 40,3 milliards d’euros) pour le budget 2011, afin d’aider au financement des sept premiers réacteurs construits. Dans le cadre de ce plan, quatre électriciens ont été sélectionnés dont Unistar, joint venture créée par l’américain Constellation Energy et EDF, qui prévoit de construire dans le Maryland un réacteur EPR™ de troisième génération développé par AREVA.

Au total, aux Etats-Unis, on compte dorénavant huit projets de réacteurs de type EPRTM. En décembre 2009, le groupe a en effet signé une lettre d’intention avec un consortium d’investisseurs pour la construction d’une ou deux unites en Californie. Aux États-Unis, le groupe emploie près de 6 000 personnes, constituant la plus importante entité d’AREVA hors France. Le groupe va y implanter une usine de gros composants basée dans l’Etat de Virginie et construire une usine d’enrichissement d’uranium dans l’Idaho.

Autre bonne nouvelle, la Nuclear Regulatory Commission (NRC), l’autorité de sûreté américaine, a validé début février TELEPERM XS™, le système numérique de contrôle-commande de sûreté d’AREVA, qui peut dès lors être proposé à l’ensemble de l’industrie nucléaire du pays.

Concernant la gestion des combustibles usés, le président Obama a décidé de créer une commission « sur l’avenir du nucléaire », qui devra « passer en revue toutes les possibilités pour gérer les combustibles usés et les déchets civils et militaires ». Les États-Unis comptent aujourd’hui 104 centrales en fonctionnement, assurant 20,2 % de la production totale d’électricité. Le reste est fourni par le charbon (44,4 %), le gaz naturel (23,7 %), les énergies renouvelables (10,7 %) et le pétrole (1 %).

Pour maintenir ce pourcentage, il leur faudrait investir quelque 280 milliards de dollars.